Bonjour et bienvenue à toutes et à tous,
sur le site du comité du quartier Saint-Lazare
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Faire (re)vivre notre quartier
Fondé au Moyen-Age, le quartier Saint-Lazare a connu de profondes mutations au cours des siècles. La dernière en date, qui nous concerne aujourd’hui, impacte quotidiennement la vie de ses habitants.
La présence de structure d’accueil de jour et de nuit pour personnes précarisées, la multiplication des kots, la pression automobile grandissante sur des voiries non-adaptées sont, parmi d'autres, des faits avérés. Avec, pour conséquences, insécurité et sentiment d’insécurité, incivilités diverses, vandalisme, trafics en tout genre, etc. Un tableau plutôt sombre, mais bien réel.
Deux solutions s'offrent aux riverains : ne rien faire, par fatalisme, ou tenter d'agir pour inverser la tendance et faire renaître un quartier agréable, solidaire, où il fait bon vivre.
Des citoyens, des voisins qui souvent ne se connaissaient pas, ont décidé de se regrouper et de s'impliquer - sans aucune appartenance politique, philosophique ou religieuse - dans un Comité de quartier. Leur but : proposer de façon constructive, en collaboration et en toute transparence avec les autorités compétentes (Ville de Mons, CPAS, police, …) des pistes d'amélioration. Sans solution "miracle", mais avec imagination, écoute, dialogue et – surtout - détermination.
Nous vous espérons nombreux à soutenir nos actions, à nous partager vos idées, avis et commentaires ou - mieux encore - à nous rejoindre.
A très vite !
Le Comité
Vous trouverez içi la charte du Comité
... depuis ses origines jusqu'à notre époque
Au XIIe siècle, bien avant que les rues de Mons ne bruissent de la vie moderne, le quartier Saint-Lazare se tenait à l’écart des remparts, à la lisière du monde connu. Là, au bord de la route menant à Soignies, s’élevait une maladrerie dédiée à saint Lazare, protecteur des lépreux. On y trouvait une chapelle aux murs épais, un petit cimetière silencieux, une ferme battue par les vents et un verger dont les arbres semblaient veiller sur les âmes oubliées. C’était un lieu d’exil et de prière, où les malades, rejetés par crainte de la contagion, vivaient dans l’ombre de la ville sans jamais vraiment en faire partie.
Les siècles passent, et au XVIe siècle, les gravures témoignent encore de cette présence : la chapelle et la léproserie se dressent toujours, modestes mais tenaces, entourées de fermes. Comme si le temps hésitait à effacer ce fragment d’histoire.
Au XVIIe siècle, Mons se hérisse de bastions et de fortifications espagnoles. Les cartes militaires, tracées pour la guerre plus que pour la mémoire, dessinent des murs, des portes et des défenses en pointe de flèche. Pourtant, à l’écart, la léproserie Saint-Ladre demeure visible, protégée elle aussi par un fossé, enclave fragile entre la peur et la foi.
En 1607, un autre souffle spirituel traverse la ville : le Carmel de Mons voit le jour sous l’impulsion d’Anne de Jésus, compagne de Thérèse d’Avila. Les carmélites s’y installent, portant avec elles une ferveur ardente. Supprimé au XVIIIe siècle par les édits impériaux et révolutionnaires, le Carmel renaît en 1837, comme une flamme ravivée après la tempête. Il poursuivra son chemin jusqu’en 2015, date de sa suppression définitive, laissant derrière lui des siècles de silence, de prières et de visages effacés.
Puis vient le XXe siècle. En 1953, la mémoire des anciens lépreux ressurgit à travers la « Bonne Maison Saint-Ladre », née dans la paroisse du Sacré-Cœur. Lors des cortèges, les participants agitent des cliquettes, rappelant le son sec et singulier dont se servaient autrefois les lépreux pour annoncer leur présence — bruit à la fois humble et tragique, écho d’un passé où l’on vivait aux marges.
Ainsi, le quartier Saint-Lazare apparaît comme un territoire de lisière : entre la ville et l’exclusion, entre la guerre et la prière, entre l’oubli et la mémoire. Un lieu où les pierres semblent encore murmurer les histoires de ceux que l’histoire officielle a longtemps laissés dans l’ombre.
Alain
Contact
Le comité de quartier « Calvaire » ne dispose pas encore de local à l’heure actuelle. En conséquence, il n’a pas d’adresse officielle pour le moment. Toutefois, la mise en place d’un local fait partie des projets envisagés pour l’avenir, afin de permettre au comité de disposer d’un lieu de rencontre et d’organisation adapté à ses activités.
Pour toute question, suggestion ou demande d’information, le comité de quartier « Calvaire » peut être contacté à l’adresse suivante :
Nous accordons une réelle importance aux messages qui nous sont adressés, car ils reflètent l’intérêt et l’implication des habitants dans la vie du quartier.
Chaque demande sera examinée avec attention et traitée dans les meilleurs délais, en tenant compte de nos moyens et de nos disponibilités. Le comité fonctionne grâce à l’engagement bénévole de ses membres, mais nous nous efforçons de répondre de manière sérieuse, respectueuse et constructive à toute personne qui prend le temps de nous écrire.
Le comité de quartier
Présentation
Contenu Présentation.
Rôle et missions du comité de quartier
Chères riveraines, chers riverains,
Il nous paraît important de rappeler, avec clarté et transparence, ce qu’est — et ce que n’est pas — le comité de quartier.
Commençons par ce que nous ne sommes pas : nous ne sommes ni un tribunal de proximité, ni un service de médiation familiale, ni une brigade anti-haies-trop-hautes. Les conflits de voisinage, les désaccords personnels ou les tensions familiales relèvent de la sphère privée ou des services compétents. Même si nous comprenons que certaines situations puissent être difficiles, le comité n’a ni la mission ni la légitimité pour arbitrer ce type de différends.
Notre rôle est ailleurs. Il est collectif. Il concerne ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous oppose.
Le comité de quartier a pour objectif d’améliorer le cadre de vie de toutes et tous. Nous nous concentrons sur les questions générales qui touchent l’ensemble des habitants : propreté des espaces publics, sécurité, mobilité, aménagements, environnement, convivialité, qualité de vie. Bref, tout ce qui fait qu’un quartier est agréable… ou pas.
Nous sommes aussi un point de contact entre les riverains et les autorités de la Ville de Mons. Nous relayons les préoccupations collectives, suivons certains dossiers, demandons des informations lorsque c’est nécessaire et veillons à ce que la voix du quartier soit entendue. Nous ne décidons pas de tout, loin de là, mais nous pouvons faire remonter les réalités du terrain — et c’est déjà essentiel.
Au-delà des aspects pratiques, le comité est avant tout un espace humain.
Un quartier n’est pas qu’un alignement de maisons ou d’immeubles. C’est un lieu de vie. Ce sont des visages, des parcours différents, des générations qui cohabitent. Trop souvent, on se croise sans se connaître. Nous voulons encourager les rencontres, organiser des activités, proposer des moments conviviaux, soutenir des projets et créer des occasions d’échanger autrement qu’en cherchant une place de parking.
Créer du lien est une priorité. Parce qu’un quartier où l’on se connaît un peu est un quartier où l’on se respecte davantage. Parce que la solidarité commence souvent par un simple bonjour. Parce qu’il est plus facile de résoudre les problèmes généraux quand il existe un minimum de dialogue et de confiance.
Nous informons également les habitants des projets futurs, des travaux, des évolutions qui concernent le quartier, des améliorations envisagées et des difficultés rencontrées. L’information claire et partagée est un outil puissant pour éviter les malentendus et encourager la participation.
Notre engagement est bénévole. Nous sommes des habitantes et des habitants comme vous. Nous ne prétendons pas tout savoir ni tout régler. Nous avançons avec bon sens, avec écoute et avec la volonté sincère de contribuer à un quartier plus agréable, plus dynamique et plus solidaire.!
En résumé : le comité de quartier ne gère pas les disputes de clôture, mais il s’engage pour que le quartier, lui, tienne debout.
Nous croyons profondément que la qualité de vie passe par la qualité des relations humaines. C’est cette dimension que nous voulons renforcer : le respect, l’entraide, le dialogue et le plaisir simple de vivre dans un endroit où l’on se sent bien.
Le comité de quartier
A venir
XIIe ème Siécle
Au XIIe siècle, le quartier Saint-Lazare à Mons correspondait à une maladrerie, également appelée ladrerie, c’est-à-dire un établissement destiné à accueillir et isoler les personnes atteintes de lèpre. Comme dans de nombreuses villes médiévales d’Europe occidentale, cette institution était située à l’extérieur de l’enceinte fortifiée, conformément aux pratiques sanitaires et religieuses de l’époque. Elle se trouvait le long de la route menant à Soignies, axe de circulation important reliant Mons à d’autres centres urbains du comté de Hainaut.
Le quartier tirait son nom de saint Lazare, traditionnellement considéré comme le patron des lépreux. Au Moyen Âge, l’invocation de ce saint était fréquente pour les établissements accueillant les malades atteints de lèpre, en référence à la figure biblique du pauvre Lazare évoquée dans l’Évangile selon saint Luc, puis associée, dans la tradition médiévale, à la maladie lépreuse.
Une maladrerie médiévale
Les maladreries apparaissent en grand nombre entre le XIe et le XIIIe siècle, période durant laquelle la lèpre connaît une forte
visibilité sociale en Europe. Ces institutions n’étaient pas des hôpitaux au sens moderne du terme. Elles combinaient :
• une fonction d’isolement sanitaire, afin de limiter la propagation de la maladie ;
• une dimension religieuse, les malades étant placés sous protection spirituelle et invités à mener une vie de prière et de pénitence ;
• un rôle caritatif, relevant de l’assistance chrétienne.
À Mons, comme ailleurs, l’établissement de Saint-Lazare comprenait plusieurs éléments structurants :
• une chapelle, cœur spirituel de la communauté ;• un cimetière, réservé aux résidents décédés ;
• une exploitation agricole (ferme, verger, terres cultivables), destinée à assurer l’autonomie alimentaire partielle de l’institution ;
• probablement des bâtiments d’habitation séparés pour les malades et pour les responsables religieux ou administratifs.
Ces structures agricoles étaient essentielles, car les maladreries vivaient en partie de leurs propres ressources, complétées par des donations, legs pieux ou rentes accordées par les autorités locales et les bienfaiteurs.
Emplacement et logique urbaine
L’implantation hors des remparts répondait à une double logique :
1. Sanitaire, par crainte de contagion (même si les mécanismes réels de transmission étaient mal compris) ;
2. Symbolique et religieuse, la lèpre étant perçue à la fois comme une épreuve physique et comme une réalité spirituelle ambivalente — parfois
interprétée comme punition divine, parfois comme forme de purification.
La localisation le long d’une route importante n’était pas exceptionnelle : cela facilitait l’accès aux dons et aux aumônes des voyageurs,
tout en maintenant une distance avec la population intra-muros.
La chapelle de la Ladrerie
La chapelle de la Ladrerie, encore visible aujourd’hui, constitue un témoignage matériel de cette institution médiévale. Elle rappelle l’existence de ces établissements spécialisés et la place qu’occupait la gestion de la lèpre dans l’organisation urbaine médiévale. De nombreuses villes du comté de Hainaut et des anciens Pays-Bas méridionaux possédaient des structures comparables.
Évolution historique
À partir du XIVe siècle, la lèpre décline progressivement en Europe occidentale. De nombreuses maladreries changent alors de fonction : certaines sont réaffectées à l’accueil d’autres catégories de pauvres ou de malades, d’autres tombent en désuétude. Le toponyme « Saint-Lazare » a cependant perduré dans de nombreuses villes, conservant la mémoire de ces institutions. À Mons, le nom du quartier demeure aujourd’hui un vestige toponymique de cette organisation médiévale de l’espace urbain et de l’histoire hospitalière de la ville.
(voir lien : Annales de la Société Belge : D'HISTOIRE DES HÔPITAUX)
XVIe ème Siécle
Au XVIe siècle, le quartier Saint-Lazare de Mons correspond à l’ancienne maladrerie médiévale fondée probablement aux XIIe–XIIIe siècles, comme c’était l’usage dans les villes d’Europe occidentale. Située hors des remparts, le long de la route menant vers Soignies, l’institution répondait à une logique sanitaire et religieuse : isoler les lépreux tout en leur assurant assistance matérielle et encadrement spirituel.
On peut voir sur la droite de la gravure, la chapelle et la léproserie, ainsi que les fermes du quartier.
Fonctionnement au XVIe siècle
Au XVIe siècle, la lèpre est en net recul en Europe occidentale par rapport au Moyen Âge. À Mons, comme ailleurs
dans les anciens Pays-Bas méridionaux, la maladrerie Saint-Lazare ne connaît plus l’afflux massif de malades qui
justifiait sa création plusieurs siècles plus tôt. Les archives urbaines de nombreuses villes comparables montrent
qu’à cette période, ces établissements sont souvent en sous-occupation, parfois reconvertis partiellement à d’autres
usages hospitaliers ou charitables.
La léproserie de Mons reste néanmoins une institution reconnue juridiquement. Elle dispose de biens propres : terres agricoles, rentes, parfois dîmes ou donations issues de fondations pieuses. Ces revenus servent à l’entretien des bâtiments, à la subsistance des pensionnaires et au fonctionnement de la chapelle dédiée à saint Lazare, patron des lépreux.
Statut et administration
Comme dans la plupart des villes des Pays-Bas espagnols au XVIe siècle, la gestion des institutions charitables est progressivement placée sous un contrôle plus étroit des autorités urbaines. Le pouvoir communal surveille l’administration des biens, nomme ou confirme les responsables (souvent appelés « maîtres » ou « mambours »), et veille à l’utilisation correcte des revenus.
Le XVIe siècle est aussi marqué par les tensions religieuses liées à la Réforme protestante et à la réponse catholique (Concile de Trente, 1545-1563). Dans les territoires restés sous domination espagnole, dont Mons fait partie, on observe un renforcement de l’encadrement religieux des œuvres charitables. La léproserie conserve sa dimension spirituelle : présence d’une chapelle, offices religieux, assistance sacramentelle aux malades.
Évolution et transformation
La diminution de la lèpre entraîne progressivement une redéfinition de la fonction des maladreries. Dans plusieurs villes des anciens Pays-Bas, ces établissements deviennent des hôpitaux pour pauvres, vieillards ou malades chroniques non lépreux. Il est probable que la léproserie Saint-Lazare de Mons ait suivi une évolution similaire au cours du XVIe siècle, avec un rôle de plus en plus large dans l’assistance sociale.
Par ailleurs, l’urbanisation progressive modifie la relation entre la ville et ce quartier périphérique. Bien qu’initialement situé hors des murs pour des raisons sanitaires, l’espace autour de Saint-Lazare s’intègre progressivement à l’organisation territoriale de la cité.
Conclusion
Au XVIe siècle, le quartier Saint-Lazare de Mons n’est plus le centre actif de lutte contre une épidémie majeure, mais une institution héritée du Moyen Âge qui subsiste grâce à ses biens et à son statut juridique. Sa fonction évolue vers une assistance plus générale, sous contrôle municipal et dans un contexte religieux marqué par la Contre-Réforme. Il s’agit d’un exemple typique de la transformation des léproseries médiévales dans les Pays-Bas méridionaux à l’époque moderne.
Si vous souhaitez un texte plus précis (avec dates exactes d’archives, noms d’administrateurs ou références bibliographiques), il faut s’appuyer directement sur les archives de la Ville de Mons ou sur des travaux d’histoire locale spécialisés.
XVIIe ème Siécle
Fortifications et contexte urbain
Il s’agit d’un plan représentant les premières fortifications espagnoles de la ville de Mons, réalisées durant la période où les Pays-Bas méridionaux étaient sous domination des Habsbourg d’Espagne (XVIe–XVIIe siècles). Ce document s’inscrit dans une tradition cartographique essentiellement militaire.
Le plan reproduit fidèlement des tracés plus anciens pour l’intérieur de la ville, sans tenir compte des évolutions urbanistiques récentes. Ainsi, le Marché aux Herbes, créé peu avant 1580 dans le cadre d’un réaménagement de l’espace urbain, n’y figure pas. Cette absence n’est pas une erreur : les plans de l’époque n’étaient pas conçus comme des représentations détaillées de la vie urbaine ou comme des outils d’orientation, mais comme des documents stratégiques. Leur finalité était défensive. Ils mettaient en évidence les enceintes, les ouvrages avancés, les portes et les fossés, en négligeant les transformations civiles jugées secondaires du point de vue militaire.
La fortification médiévale, avec ses six portes, est toujours visible sur ce plan. Toutefois, l’évolution de l’art de la guerre au XVIe siècle, notamment avec la généralisation de l’artillerie à poudre, rend les enceintes médiévales vulnérables. C’est pourquoi, dans la première moitié du XVIIe siècle, des bastions en « pointe de flèche » (bastions angulaires caractéristiques de la fortification dite « à l’italienne ») sont ajoutés aux endroits stratégiques, en particulier du côté exposé vers la France. Ces bastions permettent des tirs croisés et suppriment les angles morts, renforçant considérablement la capacité défensive de la place.
À la porte du Rivage, un ouvrage à cornes est construit. Ce type d’ouvrage avancé, composé de deux demi-bastions reliés par une courtine, vise à protéger une entrée particulièrement vulnérable. Il constitue une défense supplémentaire destinée à retarder l’assaillant et à protéger les courtines principales.
Saint-Ladre
À droite du plan apparaît la léproserie Saint-Ladre, située à l’écart du centre urbain, conformément aux pratiques sanitaires médiévales et modernes qui imposaient l’isolement
des malades atteints de la lèpre. Bien que séparée de la ville, cette institution bénéficie elle aussi d’un fossé défensif, preuve que tout espace situé dans le périmètre stratégique
de la place forte devait être intégré au système de défense.
Ces transformations témoignent du rôle de Mons comme place militaire stratégique dans les conflits opposant, aux XVIe et XVIIe siècles, les puissances européennes, notamment dans le contexte des guerres entre la France et l’Espagne pour le contrôle des Pays-Bas méridionaux.
1607 : Fondation et histoire du Carmel de Mons
Le Carmel de Mons est fondé en 1607 par Anne de Jésus (Ana de Lobera y Torres), proche collaboratrice de Thérèse d’Avila et figure majeure de la réforme thérésienne. Anne de Jésus joue un rôle déterminant dans l’implantation des Carmélites déchaussées dans les Pays-Bas méridionaux. La même année, elle fonde également le Carmel de Bruxelles, dont elle devient la première prieure.
L’implantation du Carmel à Mons s’inscrit dans le contexte plus large de la Contre-Réforme catholique. Après le Concile de Trente (1545–1563), les autorités ecclésiastiques et politiques encouragent activement l’établissement d’ordres religieux réformés, perçus comme des instruments de renouveau spirituel face à la progression du protestantisme. Les Carmélites déchaussées, attachées à la vie contemplative, au silence, à la clôture stricte et à la pauvreté, participent pleinement à ce mouvement.
Le XVIIIe siècle marque cependant une rupture. En 1783, l’empereur Joseph II promulgue un édit supprimant les monastères contemplatifs qu’il juge « inutiles » à la société, car non engagés dans l’enseignement ou les soins. Cette politique dite « joséphiste » entraîne la fermeture de nombreux couvents. Quelques années plus tard, en 1796, sous le Directoire, la suppression des ordres religieux dans les territoires annexés par la France achève la disparition des carmels belges, à l’exception de celui de Liège.
Le Carmel de Mons disparaît alors, comme la plupart des institutions religieuses contemplatives du pays.
Il faut attendre 1837, dans le contexte de la Belgique nouvellement indépendante (1830), pour assister à une restauration. Celle-ci est initiée par Angélique Guéau de Réverseaux, carmélite française, qui refonde également le Carmel de Namur la même année. Des Carmélites déchaussées, en provenance notamment de Gand et avec l’appui de la communauté de Roubaix, viennent s’établir à Mons. Cette renaissance s’inscrit dans le vaste mouvement de renouveau religieux du XIXe siècle, marqué par la réouverture de nombreux monastères supprimés à l’époque révolutionnaire.
Le Carmel de Mons poursuit son existence jusqu’au XXIe siècle. Le décret de suppression canonique de la communauté porte la date du 14 décembre 2015, mettant officiellement fin à plus de quatre siècles d’histoire, marqués par des périodes de fondation, de suppression et de renaissance.
L’histoire du Carmel de Mons peut être évoquée à travers les figures de plusieurs Carmélites qui y ont vécu. Leurs trajectoires individuelles permettent d’incarner cette longue histoire spirituelle et institutionnelle, en éclairant la vie quotidienne, les engagements religieux et les épreuves traversées par la communauté au fil des siècles.
XXe ème Siécle
Les informations précises et synthétiques sur le quartier Saint-Lazare au XXᵉ siècle sont moins abondantes que pour la période médiévale. On ne dispose pas, à ma connaissance, d’une monographie spécifique centrée uniquement sur ce quartier pour cette période. En revanche, on peut situer son évolution dans le contexte urbain et social de Mons.
Intégration progressive au tissu urbain
Au début du XXᵉ siècle, le quartier Saint-Lazare n’est plus un espace périphérique isolé comme au Moyen Âge.
L’expansion de la ville au XIXᵉ siècle, notamment après le démantèlement progressif des remparts, a intégré
les anciens faubourgs dans le tissu urbain.
Saint-Lazare devient alors un quartier urbain à part entière, inséré dans la continuité bâtie de Mons, notamment vers les axes menant à Soignies et vers les zones plus industrielles.
Contexte industriel et populaire
Comme une grande partie de Mons au XXᵉ siècle, le quartier évolue dans un environnement marqué par l’activité
industrielle du Borinage (charbonnage, industries liées). Même si Saint-Lazare n’est pas un site minier en soi,
il s’inscrit dans une ville profondément influencée par l’économie charbonnière.
Les quartiers périphériques montois accueillent progressivement une population ouvrière. On observe, dans plusieurs secteurs autour du centre, un habitat plus modeste, parfois dense, typique des développements urbains de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle.
Les guerres mondiales
Comme l’ensemble de Mons, le quartier est indirectement touché par les deux conflits mondiaux :
• 1914 : Mons est le théâtre des premières batailles du front occidental. Même si les combats majeurs se situent
davantage aux abords stratégiques de la ville, l’occupation allemande affecte l’ensemble du tissu urbain.
• 1940–1944 : Nouvelle occupation, restrictions, réquisitions, bombardements dans certaines zones de la région.
Le quartier, intégré à la ville, subit le contexte général sans événement spécifiquement documenté qui le singularise.
Transformations urbaines au cours du siècle
Durant la seconde moitié du XXᵉ siècle, Mons connaît :
• une modernisation progressive des infrastructures,
• la rénovation de certains quartiers anciens,
• le développement de voiries adaptées à la circulation automobile,
• des transformations du bâti ancien.
Il est probable que le quartier Saint-Lazare ait connu des modifications similaires : restructuration parcellaire, rénovation ou remplacement de bâtiments anciens, adaptation aux normes modernes d’habitat.
Mémoire patrimoniale
La chapelle de la Ladrerie reste l’élément patrimonial le plus marquant. Au XXᵉ siècle, dans un contexte de prise de
conscience patrimoniale croissante en Belgique, ce type de bâtiment médiéval a progressivement acquis une valeur historique reconnue.
Le nom du quartier continue de rappeler son origine médiévale, même si sa fonction initiale avait disparu depuis longtemps.
News
A venir
Activités
A venir
Réunions relatives à la transformation de l’Escale en centre d’accueil jour/nuit pour personnes précarisées
2024
17 octobre
Première réunion avec les autorités de Mons, le Cpas, le comité et les citoyens du quartier pour le projet de l'abri de nuit au carrefour du Chemin de la Procession, de la rue de la Faïencerie et de la rue du Pourcelet.
2025
10 septembre
Réunion avec les autorités de la Ville de Mons le CPAS, l'Escale et les citoyens sur l'avancement du déplacement du futur abri de nuit et de l'Escale.
Lieu : Escale Chem. de la Procession 9, 7000 Mons
24 novembreRéunion avec les autorités de la Ville de Mons le CPAS, l'Escale et les citoyens sur la relocalisation du futur abri de jour et de nuit
Lieu : L’Escale, Chem. de la Procession 9, 7000 Mons
Point à l'ordre du jour:• Suivi des points et interpellations évoqués lors de notre précédente réunion
• Présentation du Plan Grand Froid par les équipes sociales
• Problématique du Parc - rue Henri Dunant
• Points divers
2026
Prévue le 16 mars
Réunion prévue le 16 mars 2026. Lieu : Escale Chem. de la Procession 9, 7000 Mons
Pharmacies :
Pharmacie Lhoir ;
Site Web
Chau. de Bruxelles 30/A, 7000 Mons
Tél : (065/335633)
Pharmacies de garde à Mons ;
Site Web
Médecins :
Bueche Micaële (Généraliste);
Rue Henri Dunant 2/C, 7000 Mons
Tél : (065/841620)
Bénédicte Neerdael (Généraliste);
Rue Henri Dunant 2/C, 7000 Mons
Tél :(065/980216)
Dieu Laurence (Nutritionniste);
Chem. de la Procession 76, 7000 Mons
Tél :(0472/723482)
Commerces
Fleur de Jojoba (Institut de beauté);
Site Web
Rue Henri Dunant 51, 7000 Mons
Tél : (0479/790891)
Sabine Tricourt (Salon de coiffure);
Rue du Pourcelet 103, 7000 Mons
Tél : (0473/256785)
Brasserie Saint-Lazare (Brasserie);
Site Web
Chasse Cambier 4, 7000 Mons
Tél : (0495/222911)
Secours
Agent de quartier Mme Kaprozinski
Tél : (065/979215)
Ecoles
Ecole maternelle des Ursulines ;
Site Web
Chem. de la Procession 74, 7000 Mons
Tél : (0476/400648)
A venir